Le  26 juin 18H30- 

« Mon gland n’est pas au bout de ma verge », une exposition itinérante présentée par Le Petit Mignon.

« Le Petit Mignon est un label, une maison de micro-édition et une galerie itinérante gravitant autour de l’art underground, Do-It-Yourself, et le design graphique, basée à Berlin dans les locaux de la boutique Staalplaat, spécialiste des musiques oubliées, innovatrices et expérimentales et de l’édition indépendante.

Au cours des années passées, Le Petit Mignon a publié une vaste série d’éditions limitées combinant musique et illustrations non-conventionelles, imprimés et assemblés à la main. Après avoir illuminé les murs de Staalplaat durant de nombreuses années avec des dessins originaux, des fresques et des impressions d’art en collaboration avec de jeunes artistes émergents, puis co-organisé le festival « Angura – Art et Musique Expérimental du Japon » (Berlin, 2011), Le Petit Mignon s’attache depuis peu, à travers une exposition itinérante dont le contenu changera chaque année, à présenter les travaux d’amis, de collaborateurs et de contributeurs de la scène underground internationale. Après Tokyo, Osaka, Lyon et Rome, Le Petit Mignon fera cette fois halte à la galerie Tapis Vert à Marseille. Vous y découvrirez une sélection de sérigraphies, de risographies, livres et dessins originaux de anef (France), Zven Balslev (Danemark), Noémie Barsolle (France), Zeke Clough (U.K), crippaXXXalmqvist (Suède), Jeong Hwa Min (Corée du Sud), Juk Molm (?) et Zeloot (Pays-Bas). » http://www.staalplaat.com/

++++++++++

> Arnaud Rivière (FR)

> « Arnaud Rivière has mastered the art of the accident. Starting from cheap turntables and a simple mixer, he charges at this simple contraption using metal plates, broken records, iron rods, and an abundance of springs which he plays by throwing, inserting, banging, scraping and scratching. His system manufactures electric short-circuits, electronic feedback, powerful sound textures and the quiet tense hisses of electric currents in a tantalizing ear circus which joggles the acidic ruins of DJ culture, Musique concrète, Rave, Free improv, Techno and Punk. Shards of vinyl fly about, the instrument breaks apart and disintegrates but somehow, out of this chaotic sonic vaudeville, Rivière succeeds in creating a captivating, highly physical musical performance, full of humor and most importantly really fun. » Eran Sachs

>

http://http.http.http.http.free.fr/

>

> « Il y a un disque sur le plateau. il tourne. Je manoeuvre le bouton d’arrêt : impossible de l’arrêter, il tourne de plus en plus vite, l’aiguille ne peut pas suivre, le bras prend d’extraordinaires positions, l’intérieur du phono ronfle comme une chaudière, on voit des espèces de flammes, et le luisant du disque noir, affolé ; d’abord l’idée que le phono va se détraquer, une angoisse limitée, puis qui devient immense : TOUT va exploser ; une rébellion magique, incompréhensible, c’est un dérèglement de tout. […]

> Quel ravage ! le bras réduit à une espèce de brindille tordue, l’aiguille pulvérisée, le disque pulvérisé, le plateau déjà attaqué, les accessoires anéantis, et la maladie continuant à couver à l’intérieur de la machine. »

> Simone de Beauvoir

http://http.http.http.http.free.fr/

++++++++++++

∀ i M ‡ ℝ is
TH‡ LΔ$Ŧ VØLŦ $€L₤cTΔ !i!

aka Fa Cesario (witch house noise xp)

Fabrice Cesario (labels: Burn real, Bourbaki, Le saut du tigre) is musician , producer , instrument maker
> has his sound machines spoken in an unprogrammed, eratic-by-nature langage and his complex interactive processes. The way he plays enslaves them and makes their potentiel outbursts improbable; folding them to full power equilibrium.They are still linked to their prime fonctions though allready full of bugs,loose connexions and draughts, tearing sounds and pattens from outer space.
> Instability born on a butterfly wing on 220 volts !!!
IT’S ALL ABOUT FREEDOM IN OPEN ALEATORY MUSIC SYSTEM.


+++++++++

Insultor (dj set: cassettes audio & dictaphones, parfois platine vinyle-?-, Berlin)

« Insultor utilise comme sources sonores principales de vieilles cassettes audio trouvées sur les brocantes, glanées au mileu des ordures ménagères ou dans de la rue, ainsi que des productions plus récentes échangées au fil de rencontres, ou distribuées dans le magasin de disques et la librairie Staalplaat dont il s’occupe à Berlin. Les enregistrements de ces cassettes, dont la qualité s’est souvent dégradée au cours du temps, sont tantôt simplement jouées de façon brute, tantôt mixées entre elles, à des enregistrements personnels et des voix gutturales et caverneuses. Les fonctions offertes par le dictaphone, outil obsolète de reproduction de ces bandes magnétiques, permettent alors d’altérer et de transformer ces sons, plongeant parfois ce paysage sonore dans une foire aux accents ludiques et festifs.. ou dans des ténèbres oppressantes et obscènes.

Insultor est également l’homme qui se cache derrière les projets du Petit Mignon, gallerie itinérante et label-éditeur indépendant aux publications encrées d’un fort esprit DIY. »

>Ouverture des portes 18H30<
Concerts 20h pétante//PaF : 3+1
>Expo entrée libre<
41 rue Tapis Vert
13001 Marseille
https://41tapisvert.wordpress.com/

https://www.facebook.com/events/1378541059026036/

 

 

1er MAI
ELECTRIC VOICE « stripe »
/////machine sonore ARNAUD PAQUOTTE////

>>>>>>>>>> « stripe »
machine sonore (performance et installation)


installation & performance
surfaces électrifiées, amplificateurs et lampes

Une installation plongée dans l’obscurité qui laisse entrevoir la rencontre du fer et de l‘électricité.
Cette pièce tend à rendre visible le déplacement du courant dans un environnement électrifié; un peu comme si on avait dénudé les fils sur une dizaine de mètre et que l’on pouvait enfin voir et entendre les électrons qui oeuvrent d’habitude en secret.

Installation diving in darkness suggesting the meeting iron and electricity.
This piece tends to make visible the movement of current in an electric environment, as if they had stripped the wires of ten meters long and we could finally see and hear the electrons usually work in secret.

http://arnaudpaquotte.net/projects/electric-voice-stripe

arnaudpaquotte.net

41 rue TAPIS VERT 13001 MARSEILLE
Prix libre

Xavier Lopez, ppooll
Mathieu Garrouste, électronique

 » Démarche plutôt bruitiste, mais aux antipodes des déferlantes de la Noise : des sons complexes, des souffles, des craquements, des sifflements, des bruissements, des silences, des cliquetis répétitifs très doux en forme de balise acoustique. De fait, toute l’attention du public est requise, est acquise pour ce field recording abstrait, pour cette évocation d’espaces imaginaires évanescents, sans la moindre possibilité d’y raccrocher ses propres souvenirs sonores. C’est plutôt l’occasion d’engranger de nouvelles sensations qui deviennent vite de nouveaux souvenirs, une trace de plus dans la géologie de notre mémoire… »
texte: guy sitruk

une petite video

http://mathieugarrouste.wordpress.com/
http://www.trashvortex.info/xavierlopez

Zorei (1981): le travail de zorei se situe dans le champ de la computer music et de l’improvisation musicale. Il explore la synthèse digitale en utilisant diverses stratégies: algorithmes,hasard (chaos), calcul stochastique…
a collaboré avec Marinoas Koutsomichalis, Miguel A.Garcia, Noish, Tokage, Ricardo Dasilva…

+++++++++++

Belda Trio

>>>>>>>>>>>>>>>>>>musique improvisée avec
Alain Halami: Sax, Flute
Anthony Cionci: Basse
Damien Girot: Batterie


LA MOINDRE CAUSE
Benoit Espinola, Florent Lefebvre, Charlène Meisner, Guillermo Moncayo Barbarosa, Maxime Parodi, Seong Hye Hong, Arthur Sirignano, Julie Balsaux, Delphine Vallauri, Jane Antoniotti, Marie-Lou Meens
en partenariat avec l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
une exposition à : http://goo.gl/maps/qY928
la compagnie, lieu de création
OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel
Tapis Vert gallery
Hors-les-Murs / HLM galerie
• vernissage commun le mercredi 19 septembre de 16h à 20h ;
• after à la compagnie de 20h à 23h – diffusion sonore de Jean-Paul Ponthot, directeur de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence, et autres propositions
• ouverture du mercredi 19 au dimanche 23 septembre 2012 de 15h à 19h
L’idée de réunir quelques jeunes artistes issus de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence est venue de Axelle Galtier (OÙ) et Paul-Emmanuel Odin (La compagnie).
C’est sous le signe du moindre que cet événement se tient, le moindre en tant qu’il est l’enjeu du désir, de sa fragilité, de son irréductibilité, de sa folie. Comme si une humeur s’était dégagée de l’expérience que toutes ces œuvres nouvelles nous proposent, dont émane une sensibilité vaste, à fleur de peau. Et tous ces signes, dans leurs articulations les plus intimes et les plus fortes, ne nous touchent que parce qu’ils dépassent ce seuil de la rationalité savante, là où ils sont sans cause, sans alibi, sans justification : des forces vives et secrètes, des interstices, des entrelacs, des agglomérats soudains et complexes, des rébus ou des cases vides et énigmatiques.
Derrière le titre de cet événement, il y a, depuis quelques temps déjà, des tentatives de philosophes, de psychanalystes et d’artistes pour porter les signes à ce degré de puissance où la différence entre la normalité et la folie ne peut plus être pensée que depuis la folie elle-même. Suprême renversement — par l’infime.
Quelques dates saisies de façon désordonnée peuvent servir d’indices autour de cette question labyrinthique à laquelle nous faisons écho et qui vient des œuvres qui ont écouté cela en nous :
1971 Le moindre geste est tourné dans les Cévennes avec un jeune autiste, par Jean-Pierre Daniel, Fernand Deligny, Josée Manenty.
1996 Nicolas Philibert réalise le film sur l’asile de La borde, La moindre des choses.
1993 Marie Depussé écrit Dieu gît dans les détails (La borde, un asile) (édité chez P.O.L):
Quelques phrases lues dans un livre d’O. me reviennent.
« Capter l’énergie de la pure répétition afin que se construise le temps, le temps hors mémoire, au-delà de la signification et du sens.
Ainsi peut-être pourrons-nous ressaisir la fragilité d’un désir qui implose à la moindre cause, en pulsions destructrices. Au risque d’être au bord de l’inanité. »
les lieux :
• la compagnie, lieu de création
19 rue francis de pressensé 13001 marseille
04 91 90 04 26 la-compagnie.org
• OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel
58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille
06 98 89 03 26 http://www.ou-marseille.com / ounousecrire@club-internet.fr /
Benoit Espinola expose à OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel
• Tapis Vert gallery
41 rue Tapis Vert 13001 Marseille//////// OUVERT LE 19 DE 15H A 19H////, LE 20,21 ET 22 DE 18H A 21H//// ET LE 23 DE 15H A 19H ///
09 81 88 22 78 http://1tapisvert.wordpress.com/
• Hors-les-Murs / HLM galerie
20 rue Saint antoine 13002 Marseille
09 50 71 13 54 http://www.marseilleexpos.com/

// CONCERTS + FINISSAGE LE 22 JUIN À 18H/// L’EXPO DURE JUSQU’AU 29 JUIN///

Dans le cadre de l’exposition de Grégory Le Lay, « Les cailloux poreux se gorgent d’eau (archéologie d’une chute), la galerie Tapis vert invite pour un dernier évènement de l’année Marta Zapparoli & Martin Kuentz, résidants à Berlin//// vendredi 22 juin à 19h concert performance de Marta Zapparoli & Martin Kuentz, et un duo de Virgile Abela & David Oppetit.

>>
« UH-OH »!

Emotions are strange things, real and unreal simultanously

“uh – oh” !

A week of interdisciplinary experiments & spectacular plays
At borders of our perception, we will stretch out beyond the spatial parcours of urban territories to the blank sides of our existance.
the city to examine co-existing world of signal spectrum hidden outside of visible surface of the architectural geometry and social function of the city of marseilles.
We will implement a wide range of self constructed devices and gadgets from natural radio receivers, sensitive geophysical and optical devices, underwater microphones and wideband antennas to re-examine our environment as an ever expanding process.
engage in a week long experiment.

>>Day one
Installing a outdoor radio observatory at the gallery location. Construction of multiple antenna arrays completed with a dinner on the balcony.
>>Day two
Re-mapping the territory. Field trips to remote sites of marseilles. Mobile ad-hoc experiments & picnic
>>Day three
Installing indoor observatory for cognitive experiments, mental electroacoustics and neural fm radio networks. Underwater safari with hydrophone, fishing and barbeque
>>Day four
further indoor experiments with optical lenses, lasers, photosensitive materials and liquids geophyiscal survey with diy magnetometers and sensitive earth probes and visit to the fish market.
>>Day five
finisage, constant stimuli, voluminous apperetiv and performances


>
Resources
Psychogeophysics
http://www.psychogeophysics.org/
VLF Natural Radio
http://www.vlf.it/fft_beginners/fft_beginners.html http://www.1010.co.uk/vlf.html
Antennas http://en.wikibooks.org/wiki/Communication_Systems/Antennas Underwater Acoustics Ultrasound
http://frgmnt.org/tag/ultrasonic/ http://bertrik.sikken.nl/bat/ne612het.htm http://1010.co.uk/org/detection.html#sec-5.3.4
Geophysical Magnetometers
http://www.infiltec.com/seismo/ http://1010.co.uk/org/detection.html#sec-5.3.2
Scrying.org DIY electronics
Performance
http://soundcloud.com/pxprd http://martazapparoli.blogspot.com/

>>>>>>>>>>>>>>>

Info :
Marta Zapparoli

Is a sonic explorer bridging field recordings and versatile processing of live electronics. Within environmental phenomena, acoustic ecology, noise pollution, focusing on sonic narratives & human emotions through decomposition and real-time tape manipulation, sounds that are considered non-musical or overheard.
Living in Berlin she is currently working next to her solo pieces, with Splitter Orchester, A duo with Alessandra Eramo and alongside Martin Kuentz on instalations and a series of live performances.
She releasesd several albums on ,umbrella noise, idiosyncratics, nohmad records, zeromoon and audition records. She was also extensively featured on german WDR3 open studio elektronische musik, and a variety of experimental radio broadcasts.
Links:
http://martazapparoli.blogspot.com/

Other projects:
http://www.berlinsplitter.org/

http://eramo-zapparoli-duo.blogspot.com/
Martin Kuentz

Is a berlin based artist involved over the past into numerous artistic workshops and festivals dealing with a wide variety of open hard- and software. He started being active in the early 1990s within free radio context. Since then also he is seen performing live with a variety of collaborators and piles of selfbuild electronics and found objects.

Workshops
http://1010.co.uk/workshop.htm http://superfactory.biz/ http://piradio.de/
http://sciss.de/chromaticfield
related universe
http://psychogeophysics
http://xxn.co.uk/
http://1010.co.uk/
http://frgmnt.org/
http://tob.de.vu/

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

Virgile Abela & David Oppetit

CONCERT LE 22 JUIN À 19H


Une exposition de Gregory Le Lay
Vernissage le 8 juin à 18h.
Exposition du 8 au 29 juin.

http://grelelay.blogspot.fr/

————————————————————————————————————-

Gregory Le Lay
‘Les cailloux poreux se gorgent d’eau (archéologie d’une chute)’
galerie Tapis Vert

Dans notre imaginaire du monde rural, il y a souvent l’idée d’authenticité, du culte des origines, accompagnée d’une idéalisation du rapport à la terre comme étant plus proche de notre propre nature. Le problème c’est que notre nature à nous, elle n’existe pas, et reste condamnée à s’inventer dans l’incertitude et le bricolage avec le monde. Quand il a expérience, il y a nécessairement déplacement, désapprentissage, transformation.

Grégory Le Lay a ramené une plante des Azores, un archipel portugais en plein Atlantique où il s’est installé récemment. Il s’agit de la longose (Hedychium gardnerianum), une plante dite décorative qui recouvre le paysage de l’archipel de ses belles fleurs jaunes très parfumées. Mais rien n’est ce qu’il paraît. La longose n’a pas toujours fait partie de ce paysage dit intemporel, elle est originaire de l’Himalaya et n’a été introduite sur les îles qu’au milieu du XIXème siècle, devenant par la suite envahissante et agressive pour les autres espèces. La nature voyage donc. Et cache parfois son désir de conquête derrière une beauté ornementale. Devenue plante non gratta sur l’île, l’artiste l’a fait ainsi voyager encore une fois et introduit maintenant cette peste végétale en milieu climatisé, celui de l’art contemporain.

L’exposition suinte le monde rural et l’agriculture comme rarement dans une galerie. Mais plutôt que bucolique et pastoral, son univers décèle une solitude anti-héroïque, faite de temps morts, d’ennui rayonnant, d’effacement de soi pour ne devenir qu’une éponge, d’où le titre de l’exposition. Il y a donc de la terre, mais en attente, non cultivée. Les pommes de terre, percées par des crayons, ne servent ici qu’à former une représentation inachevée de l’atome. Il y a une veste aux motifs maritimes qui ne garde que la trace d’une activité agricole absente. Il y a des branches d’arbre bien coupées et alignées pour un brasier qui ne viendra pas. Les gestes répétés deviennent ici la trace d’un labeur plus silencieux, à l’intérieur de soi, rendu possible dans cette île par l’enfermement en plein air et l’incompréhension de la langue parlée par ses habitants. Les sacs de nourriture pour animaux, posés à l’entrée de la galerie, sont remplis de vide, de ballons de baudruche. Il n’y a parfois pas de quoi se nourrir d’autre que de soi-même, de sa capacité à inventer un monde à soi à partir du nôtre. Pour la série des « Chasseurs de vide », Grégory Le Lay redessine des vieilles gravures de représentations héroïques de la chasse et de la pêche, en y introduisant une forme géométrique blanche à l’endroit de la proie. La bravoure est ici ramenée à sa dimension pathétique, ou alors, il s’agit de partir en conquête de tableaux monochromes, d’un monde redevenu un langage abstrait.

Sur un dessin, deux dindons sont entourés d’un paysage géométrique, avec croquettes volantes et troncs d’arbres carrés, comme une projection de ce qui serait leur regard kaléidoscopique. Les animaux sont d’ailleurs très présents dans le travail de Grégory Le Lay, non pas sous le mode de la fable mais comme des animaux de compagnie sauvages. Il s’agit moins de parler leur langage que de vivre avec eux. Posé sur un socle blanc, un tronc d’arbre déjà mort est devenu la caserne d’une armée de fourmis, accompagné d’un gâteau posé là comme une exhortation à leur envahissement de l’espace.

Les animaux sont encore au centre de la vidéo « L’Enclos » où il transforme la cour d’une ferme en théâtre sonore où se confondent les bruits de la route avoisinante, ceux des chèvres et la symphonie du chaos créée par un ensemble de personnes réunies dans ce cercle, plongées dans un autisme que n’est autre que la célébration muette de l’invention d’une communauté. Une famille où tout repose sur l’écoute et la tentative de créer des accords dans le désordre pré-existant. L’invention à plusieurs de cet espace, plutôt que de produire un enfermement, cherche à bricoler un nouveau langage pour l’écoute des autres et du monde qui les entourent.

Il n’y a donc pas de hasard si Grégory Le Lay a choisit d’habiter une île. Quand l’espace paraît se rétrécir, l’horizon est à perte de vue, partout. Et pour voir cela, il n’est même pas nécessaire d’ouvrir les yeux, il suffit d’écouter le sol. Sur une image de presse agrandie, placée dans la galerie comme une énorme pancarte, il est question d’une coulée de boue qui a détruit une partie des habitations et des cultures de l’île, ce qui rappelle inévitablement son caractère volcanique encore en activité. La violence de la terre sur laquelle nous posons nos pieds, son mutisme consentant, se réveille de temps à autre pour rappeler le chaos permanent sur lequel nous essayons de construire nos certitudes, nos structures, nos vies. Avec la violence d’un enfant, le travail de Grégory Le Lay est alors cette lave qui réveille l’espace, avec de la terre, des fourmis et de la mélancolie volcanique.

Pedro Morais

————————————————————————————————————-

Et dans le cadre de sette exposition:

MARDI 12 JUIN à 19H:>>>>>

/////HARSH = 

HERVÉ BOGHOSSIAN (guitare électrique feedbackée)
Activiste protéiforme de la musique folk au harsh noise.
+
FRANÇOIS ROSSI (batterie maltraitée)
membre éminent de Motto & Das Simple.

Cinquième concert du duo créé à Tapis Vert en Janvier 2012.
HARSH a joué également à La Machine à Coudre, au No & à l’Embobineuse partageant la scène avec Filthy Charity, Tonnerre Mécanique, Motto, St Zita (Abela/Merlo/Ravnich), les Statonnels et Nate Young de Wolf Eyes.
La musique de HARSH est bruitiste, énergique, puissante, détaillée.
l’abrasivité du feedback (larsen) de guitare modulé à l’ampli croise les rythmiques complexes comme tapis perturbé d’une ambiance hardcore (rentre-dedans).
http://www.facebook.com/pages/Harsh/365076713511327

//

//////IGNACIO RUZ 886VG (Chili) 
http://pro-death.com/media.html

886VG is an one man noise project based in the southernmost country of the world; Chile. Created in 2003, 886VG ‘s sound is centered around harsh noise, but has very different sounding material, it is a constant exploration and experimentation in search for brutality. Analog noise made with whatever is at hand moving between frontal, dynamic noise and more atmospheric works. Throughout the years and numerous local presentations the diversity of the project has also been translated to the live performances, some of them calm and others filled of aggression leading to destruction of equipment and even fights with the crowd.

//

//////SANAIR (France)
http://sanair.experiment.free.fr/

<<<<<5 euros +1 ad>>>>>

///////////////////////////